Guide de survie du non-parent en week-end avec des enfants

Quand les bébés tapent l’incruste…

Avant, quand tu partais en week-end entre potes, il y avait tes potes – mecs, meufs, en couple ou pas – et c’est tout. Puis les bébés ont débarqué. Tout petits déjà, ils ont divisé le groupe en deux équipes, les parents et les non parents. Mais avec un peu d’organisation, on arrivait quand même à s’entendre (surtout si les parents avaient la délicatesse d’éloigner les bébés en pleurs). Et voilà qu’en plus ils se sont mis à marcher, à parler, à avoir des revendications.

Les parents, le nez dans le guidon (voire la tête dans le c**), peuvent manquer de diplomatie dans leur manière d’intégrer les enfants à la dynamique collective.

Les non-parents peuvent légitimement être déstabilisés par ces mini-nouveaux-venus au comportement imprévisible.

Pour vivre en paix, il faut se comprendre. Alors voici 5 trucs à savoir sur les enfants pour que, parent ou non-parent, ta bande survive au prochain week-end « entre potes, enfants bienvenus ».

1. Les enfants sont stupides

N’écoute pas l’avis du parent sur le sujet. Son jugement est altéré par les 30 points de QI qu’il a lui-même perdu par manque de sommeil. Et il est maintenu dans l’illusion par les progrès constants qu’il observe : « Tu sais qu’il arrive à tirer la chasse sans tomber dans les toilettes ? »

Résultat, il risque d’oublier de prévenir le non-parent : il ne faut JAMAIS assumer que l’enfant va prendre une décision rationnelle. Par exemple, si tu le laisses non supervisé à côté de quelque chose de trop chaud, trop haut, trop coupant, il va se faire mal. De manière générale, ses choix seront à peu près aussi réfléchis que les prédictions de Paul le poulpe.

Une fois qu’on a dit ça, tout devient plus clair.

2. Les enfants sont des sauvages

Tous les non-parents rêvent plus ou ou moins secrètement d’être le « tonton » ou la « tata » préféré(e) des enfants de leurs potes parents.

Bonne nouvelle : le parent adore voir ses amis s’intéresser à la seule chose qui l’intéresse, ses enfants.

Mauvaise nouvelle : le non-parent va devoir faire preuve de subtilité et de patience pour apprivoiser l’enfant.

À l’observer foncer dans les murs en hurlant de joie, on peut se méprendre et croire que l’enfant en bas âge s’approche comme un chien. « C’est qui le plus beau ? Elle est où la baballe ! Tu veux une croquette ? »

Mais l’enfant est plutôt chat. Aborde-le trop frontalement, et il fuit (ou pleure, s’il ne sait pas encore marcher). Son intérêt se gagne par petites touches. Et, même quand on croit l’avoir amadoué, il faut se préparer à recevoir des coups de griffe. « Toi, t’es moche. »

3. Les enfants sont très endurants, puis ils pleurent

Tu sais que tu  as trouvé un bon filon de vanne infantile quand, suite à ta dernière tentative (jeter un oreiller en l’air, cacher ta tête derrière une assiette, ou chanter la Marseillaise en remplaçant 1 mot sur 3 par « prout »), l’enfant rit aux éclats, et prononce le redouté « encore ».

Pourquoi redouté ? Le non-parent ne le sait peut-être pas encore, mais l’enfant ne se lasse jamais d’une vanne qui lui plaît. Il continuera à la réclamer à l’infini, et tu finiras par craquer (jeter l’oreiller par la fenêtre, casser l’assiette avec ta tête, perdre ta voix et/ou toute tolérance pour le mot « prout »). Résultat, l’enfant va pleurer.

Mais ne le prends pas trop personnellement. Les enfants pleurent tout le temps. Parce que « non, pas encore ». Parce qu’ils sont fatigués. Parce qu’il y a de la lumière. Parce qu’il fait noir. Parce que c’était à eux d’appuyer sur l’interrupteur. La plupart du temps, ils pleurent pour des raisons incompréhensibles (cf. point 1). Il faut juste s’habituer au bruit.

4. Les enfants ont leurs petites habitudes

Tu es chaud pour partir en week-end avec des pépés/mémés qui râlent si on ne mange pas à l’heure, si leur sieste est perturbée ou si on capte mal « Des chiffres et des lettres » ? Remplace « Des chiffres » et des lettres par « L’âne Trotro », et tu auras une définition assez précise d’un week-end avec des enfants en bas âge.

Le non-parent doit se préparer à se conformer à des contraintes inhabituelles. Du genre « On doit être de retour à midi, sinon il va s’endormir dans sa poussette, ne pourra pas faire la sieste, et va pleurer toute l’après-midi ». Ah, ok.

Le bon côté des choses, c’est que le parent est super organisé. Question de survie. Alors le non-parent, comme l’enfant, pourra toujours compter sur le parent pour le dépanner d’un biscuit, d’un sandwich ou d’un épisode de sa série sur Netflix.

NB pour le non-parent : Le « soir » (bain-dîner-dents-histoire-dodo, en général à peu près dans cet ordre) est un moment d’intense organisation, que le moindre grain de sable peut faire déraper. Alors, soit tu aides, soit tu en profites pour aller faire des courses ou tester les bars du quartiers.

5. Les enfants ne dorment pas comme toi et moi

En général, l’enfant se couche tôt. Ce qui permet aux parents et aux non-parents de se retrouver entre potes. Néanmoins, le non-parent avisé remarquera que le parent reste un peu nerveux. C’est que, pour lui, les nuit sont longues, et courtes.

L’enfant en bas âge se réveille souvent, pour des raisons plus ou moins valables. Et il a besoin d’un parent pour se rendormir (il paraît que la machine à faire « chuuuuuuuut » existe, sinon il faut l’inventer). Alors, autant que possible, organisez l’espace du week-end pour que les enfants endormis soient loin des potes qui font du bruit, et que les réveils nocturnes n’affectent pas trop les non-parents.

Et même s’il « fait sa nuit », l’enfant en bas âge se réveille toujours trop tôt. La proposition « ils sont couchés, on fait la teuuuf » est ainsi modulée par « je me lève à 6 heures du maaaaat ». Ayons une pensée pour ce parent, en gueule de bois, seul adulte dans un salon qui sent le jus de soirée, en train de répéter « encore » et « encore » le même jeu pour son enfant d’amour. C’est ça, aussi, le 1er janvier.

« Profite, ça passe si vite »

Les petits enfants ont les défauts de leurs qualités. Ils sont innocents, spontanés, curieux et enthousiastes. Mais il faut faire quelques efforts pour en profiter.

Parent, souviens toi que les apparences jouent souvent contre les bébés. Essaie d’anticiper un maximum de crises pour que tes enfants se montrent sous leur meilleur jour, et pour pouvoir profiter, toi aussi, de quelques moments de détente avec tes amis.

Non-parent, considère la fatigue du parent, en déficit de sommeil et pourtant constamment concentré. Il te sera extrêmement reconnaissant de proposer de t’occuper d’un enfant, ne serait-ce que 20 minutes, pour un petit somme, une douche, un café. L’occasion pour toi de tester les points 2 et 3, sans jamais oublier le point 1.

Crédit photo : Patrick Fore

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