« Et pour son nom de famille, vous avez une idée ? »

Règle de base pour le prénom d’un futur bébé : s’accorder correctement avec son nom de famille.

Mais on ne peut pas choisir son nom de famille, si ? Si.

Que les parents soient mariés ou non, la question du nom de famille de l’enfant n’est pas automatiquement tranchée. Si l’on en croit service-public.fr (et qui sommes nous pour douter de service-public.fr ?) “un enfant dont la filiation est établie à l’égard de chacun des parents, peut porter : soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit les 2 noms accolés.”

Accoler les 2 noms !

Bien sûr ! Ça paraît paritaire et mignon. Mais c’est surtout un mauvais compromis, qui présente de lourds inconvénients.

Déjà, c’est imposer à l’enfant un nom rallongé qui le fera pester à chaque fois qu’il devra remplir un formulaire administratif (même s’il est probable qu’il remplira les formulaires administratifs simplement en scannant son visage).

Surtout, c’est repousser la décision d’une génération et la rendre à terme beaucoup plus lourde de sens. La méthode de l’accolage est en effet tolérée “dans la limite d’un seul nom de famille pour chacun s’ils portent eux-mêmes le nom de leurs 2 parents”. Qui veut imposer à son enfant, le jour où lui-même aura le bonheur de devenir parent, de décider s’il préfère son papa ou sa maman ?

Les portugais eux pratiquent traditionnellement l’accolement des noms. Mais sans la limite d’un nom transmis par parent. Pratique pour les généalogistes, un passeport leur suffit pour remonter le temps. À l’école par contre, l’appel dure toute la matinée. “Fabien Ferrera dos Santos de Souza da Silva D’oliveira ?” “Préchent”. 30 fois.

On se permettra donc de recommander, en France et dans la configuration “papa et maman ont un enfant sans tierce intervention”, de ne pas se laisser aller à l’accolisme (tout de même choisi pour 10% des enfants nés en 2014).

Alors, au nom du père, ou de la mère ?

La transmission du nom est une manifestation symbolique du lien entre le parent et l’enfant. La mère dispose d’un atout majeur pour se lier avec l’enfant : il pousse à l’intérieur de son ventre. Le père, lui, va devoir trouver sa place dans un duo mère-bébé installé. Son nom est un drapeau qui l’aidera à revendiquer son territoire de père. Dans un souci d’équilibre du triangle père-mère-bébé, Le Paternel vote donc pour la transmission du nom du père (toujours dans la configuration “papa et maman ont un enfant sans tierce intervention”).

Et service-public.fr interdit les tractactions du genre “je prends le premier et tu auras le second” : “Le choix effectué pour l’aîné s’impose aux enfants plus jeunes du couple”.

Il ne reste plus qu’à décider du style de prénom qui fonctionnerait bien avec le nom sélectionné. Ensuite, pour les prénoms short-listés, vérifier l’absence de jeu de mot douteux trop évident. Dans les deux sens. Ne pas oublier les initiales. Kevin Kennedy, pas génial. Et penser aussi au classique email professionnel en “première lettre du prénom” “nom”. Pascal Rout, ça passe bien, jusqu’à ce que tu découvres prout@entreprise.fr sur ta nouvelle carte de visite.

Marre des vieilles comptines !

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