Biloba : l’application qui te simplifie le suivi des vaccins de la famille

Une petite piqûre pour la team

Avertissement : Ce paragraphe ne fait pas l’éloge du dopage en sport collectif

La manière dont on nous explique habituellement la vaccination laisse penser que c’est avant tout un acte individuel :

  1. Le patient se fait inoculer une version inoffensive du virus dont il veut se protéger.
  2. Son système immunitaire fabrique sans pression les anticorps qui permettent de lutter contre ce virus spécifique.
  3. Si la version sauvage du virus se pointe, les anticorps sur-cités, parfaitement entraînés, font le ménage manu militari.
Les anticorps se la pètent grave dans leurs navettes

Vaccination perso

Certains vaccins ont effectivement ce but unique de protéger le « patient ». C’est le cas de la vaccination antitétanique (le « T » du cocktail vaccinal « DTP »). On peut se protéger du tétanos mais on ne peut pas l’éradiquer parce que la bactérie Clostridium tetani, responsable de cette vilaine maladie, est capable de survivre très longtemps à l’air libre en hibernant dans une sorte de coque. Il en traîne donc un peu partout (et pas seulement sur les objets rouillés). En contact avec une plaie ouverte, la bactérie peut se réveiller, submerger des défenses immunitaires non préparées, et causer les dommages que l’on connaît.

Conclusion : on vérifie que tout le monde est à jour du DTP, et on nettoie bien toutes les plaies, pas seulement les bobos à base de clou rouillé.

Vaccination collective

La plupart des virus, heureusement, ont besoin d’hôtes humains pour survivre et prospérer. S’ils se font refouler par les videurs anticorps à l’entrée de tous les corps humains du quartier, ils dépérissent et disparaissent. La vaccination contre ces virus a donc aussi, voire uniquement, une fonction « altruiste » : chaque individu immunisé agit comme un rempart contre la propagation du virus. Il ne sera non seulement pas malade lui-même, mais pas porteur sain non plus. À l’instar du SIDA dans les campagnes de sensibilisation des années 90, le virus ne passera pas par lui.

La vaccination altruiste protège donc aussi les individus les plus faibles, moins réactifs au vaccin, ou qui ne peuvent pas être vaccinés. C’est pourquoi on recommande à l’entourage des femmes enceintes et des nouveaux-nés de renouveler leur vaccin contre la coqueluche.

Tout le monde doit jouer le jeu

C’est le principe d’immunité collective qui peut aboutir, dans le meilleur des cas, à l’éradication totale du virus combattu. Cela a été le cas pour la variole dans les années 70. Selon les virus, un certain pourcentage d’une population donnée doit être vaccinée pour que tous ses membres soient protégés. Ainsi, pour nous débarrasser de la rougeole en France, il faudrait que 95% des françaises et des français soient vaccinés.

À l’occasion de cette Semaine Européenne de la Vaccination (du 24 au 30 avril 2019), l’Agence Santé Publique France se félicite d’une amélioration de la couverture vaccinale et de la réputation des vaccins en France. C’est le résultat conjugué du passage de 3 à 11 vaccins obligatoires, et de campagnes de communication anti-anti-vaccination.

Mais, comme nous l’expliquent Benjamin Hardy et Baptiste Rousseau, fondateurs de la société éditrice de l’application Biloba, il y a encore du boulot. On stagne par exemple en France à 80% de vaccinés contre la rougeole. Et la maladie continue de tuer. Par manque d’information, par étourderie, trop de vaccins sont oubliés.

Une grosse responsabilité pour ta pomme

Cet enjeu collectif repose en définitive sur les épaules de chaque citoyen. Et en particulier sur celles des parents. Ils doivent non seulement s’assurer d’être à jour de leurs propres vaccins, mais aussi gérer l’agenda de vaccination chargé de leur progéniture. Or, si on a la chance de ne pas rendre visite au pédiatre tous les 4 matins (attention quand même, il y a un certain nombre de rendez-vous obligatoires), on a vite fait de s’égarer dans les méandres des injections : vaccin, premier rappel, second rappel… On se croirait à un concert d’Henri Dès.

C’est pour faciliter ce suivi, et dans l’espoir de contribuer à améliorer la couverture vaccinale, que Benjamin et Baptiste ont décidé de créer Biloba.

Biloba, la page « vaccins » du carnet de santé enfin décryptée et interactive

Basique

L’application fait une chose, et elle le fait bien : centraliser les informations de vaccination de tes enfants, et t’alerter des prochaines injections à réaliser.

Pour l’instant seulement sur iOS. Bientôt sur Android !

Le paramétrage d’un profil de vaccination se fait en quelques minutes, carnet de santé en main. L’application guide l’utilisateur pour trouver chaque information sur la bonne page du carnet de santé, avec un vocabulaire clair et rassurant. Tout est fait pour que le parent débordé parvienne sans encombre à finaliser l’enregistrement de ses enfants.

Cette étape passée, place au confort : présentation facile à lire du programme de vaccination passé et à venir, et notification une semaine avant la date de la prochaine injection.

Simple

Cette simplicité a demandé beaucoup de travail en coulisse. Chaque programme est personnalisé selon la date de naissance de l’enfant, l’existence ou non d’un retard de vaccination et l’endroit où il vit (dans les territoires français seulement, pour le moment).

Pour rassurer encore, chaque maladie et sa vaccination associée sont présentées en quelques lignes limpides, sans les photos anxiogènes que l’on peut trouver sur Wikipédia.

On regrette seulement de ne pas (encore ?) pouvoir obtenir d’ordonnance pour le prochain vaccin à faire. Mais, avec l’application en poche, on pensera plus facilement à chaque visite chez le médecin à vérifier si l’on a besoin d’ordonnances pour acheter les prochaines doses de vaccin de la famille.

Et si cela aidait aussi les pères à assumer plus de « charge mentale pédiatrique » ?

On l’a observé sur d’autres sujets, comme la réservation de babysitters : la simplification des tâches parentales par la digitalisation favorise leur partage plus équitable entre les parents.

La réputation des pères en milieu médical n’est pas des plus reluisantes. D’ailleurs, depuis son lancement récent, l’application a attiré une large majorité de mamans. Mettons cela sur le compte de leurs premières campagnes de communication ciblant plutôt des femmes. Et tâchons d’inverser la tendance ! Si tu es un papa, installe l’application. Si tu connais des papas, parle-leur de l’application sur Facebook pour « fêter » à ta manière la Semaine Européenne de la Vaccination.

PS : Et si tu as encore quelques réticence vis-à-vis du principe de vaccination, on t’a résumé quelques arguments robustes POUR les vaccins extraits du beau livre « Immunité » de Eula Biss.