3 raisons de cultiver une parentalité « bien » partagée

Un partage décidé et non subi

« Bien » partager les tâches pour les parents en couple, ce n’est pas nécessairement diviser chaque corvée à 50/50 (« j’ai 2 couches d’avance chérie »), ou vérifier (avec une application ?) que chaque parent remplit bien son quota de charge mentale.

Mais dans le mot « partage », il y a quand même l’idée que chacun des 2 parents assume une certaine part de la charge domestique et parentale. Si on te dit : « Partageons ce gâteau, moi je prends tout et toi tu n’as rien« , tu n’auras pas vraiment le sentiment d’avoir partagé.

Le « bon » partage est probablement tout simplement celui que les 2 parents déterminent d’un commun accord, sans qu’aucun ne le subisse. Et qui pourra s’adapter au fil des changements d’avis, d’envie, de carrière, de régime alimentaire, etc.

De toute façon, il est sain d’en rediscuter régulièrement. Parce que de « c’est toujours moi qui me tape les lessives » à « avec la pression que j’ai au taf, c’est vraiment pénible de me lever la nuit », 99% des parents auront à un moment donné l’impression (parfois légitime, statistiquement plus souvent pour les mamans) de se faire arnaquer.

Mais, au fait, pourquoi on partage les tâches parentales ?

1. Parce que c’est désormais normal de partager

Les stéréotypes du passé prêtent à rire

On n’est pas encore à l’égalité femmes-hommes sur tous les tableaux, mais on a quand même bien progressé en quelques décennies. Quand les baby-boomers venaient au monde, les stéréotypes de la publicité à gauche était considérés comme normaux. Au 21ème siècle, ce qui est normal, c’est de s’en moquer, comme l’artiste Eli Rezkallah à droite.

« Ne t’inquiète pas chéri.e, tu n’as pas raté la bière ! »

Certains annonceurs font même l’effort de casser leurs propres clichés.

 

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Et pour les marques qui seraient passées à côté des 50 dernières années, il y a Pépite Sexiste. Ce compte Twitter se fera une joie de les interpeller (mais aussi de relayer des « pépites positives« ).

Génération MixitaY

Une enquête internationale réalisée par Mazars et WoMen’Up en 2013 confirme que les hommes de la génération Y ont bien intégré le principe de mixité femmes-hommes, à la maison comme au travail.

La mixité dans les équipes de travail est désormais acceptée par 88% des hommes de la génération TY. Le partage des tâches à la maison est une évidence pour 80% des hommes de la génération Y.
Qui sont les 12% qui n’acceptent pas de travailler avec des femmes ? 🤨

Pour cette nouvelle génération de pères, s’impliquer dans les tâches domestiques et parentales n’est pas un acte militant, ou différenciant. C’est une évidence.

2. Parce que le partage renforce le couple

Partager pour durer…

Une étude menée en 2018 sur plus de 1000 couples de parents hétérosexuels britanniques a constaté que plus le papa passait de temps à s’occuper seul de son bébé, plus son couple avait de chance de durer.

On sait aussi que la participation des hommes aux soins des nouveaux-nés influence positivement et à long terme leur contribution aux tâches domestiques en général.

En synthèse : un bon partage parental et domestique est bon pour la pérennité du couple. Pas vraiment surprenant quand on voit le niveau de tension que peut provoquer un partage bancal.

Et faire durer le plaisir ☺️

On l’a déjà évoqué parmi les arguments démontrant que les hommes qui s’occupent des enfants sont sexy : une grande enquête a démontré que les couples qui partagent équitablement les tâches à la maison ont une vie sexuelle plus épanouie.

Quitte à rester plus longtemps ensemble, l’inverse aurait été dommage…

3. Parce que c’est (de plus en plus) facile de partager

« Ok Google, comment on s’occupe d’un bébé ? »

Dans le fameux « 3 hommes et un couffin », numéro 1 du box-office français en 1985, 3 colocataires sans aucune expérience de la parentalité se retrouvent totalement désemparés quand on leur confie la garde d’un bébé. Effet comique assuré.

Dans un remake 2019 imaginaire, ces baby-sitters de fortune sortiraient simplement leur téléphone, et trouveraient rapidement toutes les réponses à leurs questions. Et même des tutos vidéos pour apprendre à changer les couches, et préparer des purées.

Cette connaissance ne se transmet plus seulement « de mères en filles », ou du personnel médical vers (principalement) les mères. Tout un chacun (homme ou femme sans discrimination) peut accéder sur internet à des informations précises et détaillées sur la manière de s’occuper d’un enfant. D’ailleurs, grâce à leurs smartphones, 70% des parents de la génération Y considèrent qu’ils sont mieux informés que ne l’étaient leur parent sur les soins à apporter à un bébé.

« Il y a une app pour ça »

On peut même gérer un nombre croissant de tâches domestiques et parentales directement sur son smartphone.

Réserver une baby-sitter sur Bsit. Prendre rendez-vous chez le pédiatre sur Doctolib, et suivre le planning de vaccination des enfants sur Biloba. Commander les repas de la semaine chez Foodette. Préparer les activité du week-end avec Hello Marcel. Etc.

Autant d’activités qui peuvent facilement se caler sur 15 minutes dédiées à la pause déjeuner.

Il y a même un livre pour (pré)négocier le partage

Quand on s’associe pour créer une entreprise, on rédige souvent un pacte d’actionnaire qui vise à anticiper tout ce qui pourrait mal se passer. Un couple d’entrepreneurs familiers de ce genre de documents a eu l’idée de préparer un « pacte des (futurs) parents » sur lequel ils se sont mis d’accord avant de lancer leur projet de parentalité.

Ils en ont tiré un livre qui propose une liste assez complète des questions à se poser en couple sur la parentalité. Bien utile pour réfléchir à tête encore reposée aux 1001 sujets de désaccord qui peuvent surgir en même temps qu’un bébé.

Dont, bien sûr, le partage des tâches parentales et domestiques.

 

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