Ces robots nous dévoilent les 3 principes de base pour endormir ton bébé

Au boulot les robots !

Il paraît que nous, les humains, allons bientôt nous faire piquer la plupart de nos métiers par des robots. Au moins pour les tâches les plus fastidieuses. Comme endormir un nouveau-né pour la troisième fois de la nuit, alors qu’on n’a soi-même pas dormi plus de quatre heures d’affilée depuis cinq semaines ?

Oui. D’ailleurs, il existe déjà un certains nombre de « robots » conçus pour simplifier la tâche du parent en charge de faire passer sa progéniture de l’état hurlant à l’état ronflant.

Gadgets sans âme ou futur de la parentalité ? Quelle que soit ton opinion sur ces machines, leurs fonctionnalités ont le mérite d’illustrer à merveille les 3 règles de base de l’endormissement des bébés :

1. RÉGULARITÉ

Les enfants n’aiment que les choses prévisibles. Il leur faut donc un rituel de sommeil régulier. Des horaires invariables (autant que possible). Un scénario pré-couché inlassablement répété. Un équipement de lit pas trop régulièrement renouvelé. Un stock de comptines limité. Tu vois l’idée.

Bien sûr, tu vas avoir envie de variété. Tu vas t’accorder quelques écarts. Parce qu’aujourd’hui c’est pratique comme ceci, ou plus marrant comme cela. C’est là que le robot est meilleur que toi : lui ne s’ennuie jamais.

SNOO, Le robot régulier

Snoo, le berceau connecté
« Tu es sûr qu’il est bien accroché ? »

SNOO est un berceau « intelligent ». Tu harnaches ton bébé dedans, tu appuies sur le bouton (ou l’application) et c’est parti ! Pendant toute sa nuit (durée non contractuelle), le bébé va retrouver les conditions auxquelles il s’était habitué dans le ventre de sa maman : un balancement régulier, et un bruit blanc continu.

S’il crie ou s’agite, le berceau augmente le volume et le rythme, en mode Space Mountain pour bébé, jusqu’à ce qu’il soit calmé. Au bout de quelques minutes sans succès, le berceau t’appelle à la rescousse. SNOO n’est pas encore assez intelligent pour changer les couches ou donner un biberon. Alors que toi, si. 👊

Ça coûte très cher, mais, apparemment, c’est miraculeux. Et, rassure-toi, ça n’est pas addictif : quand l’enfant deviendra trop grand pour le berceau, tu ne seras pas forcé de monter son lit de grand sur vérins pour qu’il continue à faire ses nuits.

2. CRÉATIVITÉ

Comment identifier LE protocole parfait d’endormissement de TON bébé ? Il faut tester toute une variété de spectacles sons et lumières (et mouvements). et il te faudra beaucoup de créativité pour ne pas tomber à court d’idée.

Pour mon premier bébé, nous avions trouvé par hasard une chanson magique qui l’endormait. Tu peux l’essayer sur ton bébé, sait-on jamais ? Évidemment, elle ne fonctionne pas sur mon second. Lui est plus sophistiqué : il faut masser sa plante de pied en imitant le bruit des vagues avec la bouche.

Les robots créatifs de Ford et Renault (même s’ils ont eu la même idée)

Quand tu trouves un truc qui marche, tu ne veux pas le lâcher. Mais que faire si ce qui fonctionne pour endormir ton bébé, c’est d’être en voiture ? Tu passes tes soirées au volant ?

Apparemment, le cas est fréquent. Tant et si bien que deux constructeurs automobiles ont eu l’idée de proposer leur « berceau simulateur de voyage en voiture ». Renault a créé le Dream Cradle, une sorte de support vibrant pour siège auto, en partenariat avec la marque Chicco. Et Ford est allé encore plus loin, avec un berceau qui reproduit non seulement les mouvements et le bruit de la voiture, mais aussi le défilement des lampadaires.

Le modèle de Renault et Chicco devrait être commercialisé en France cette année. Ford n’avait pas prévu d’aller au-delà du prototype mais, face à l’engouement populaire, ils étudient la possibilité d’une commercialisation.

3. TÉNACITÉ

Une fois que tu as théorisé une technique parfaite pour endormir ton bébé, il faut encore l’exécuter, inlassablement. Prends garde à ne pas interrompre tes efforts trop tôt, ou tu risques de revenir plus rapidement que prévu à la case départ « bébé hurlant » de ton rituel.

J’applique pour ma part la règle des « 30 respirations calmes » : quand j’identifie une (précieuse) première respiration qui ressemble à du sommeil, j’attends d’avoir pu en compter 30 consécutives avant d’arrêter la combinaison mouvement/bruit exécutée. Ensuite seulement, j’arrête progressivement le show, et, si l’enfant n’était pas déjà dans son lit, je tente de le poser sans le réveiller.

BABY SHUSHER, le robot tenace

Parfois, le bébé a juste besoin qu’on lui répète « chuuut » pendant 30 minutes. Mais qui a vraiment besoin, dans sa vie, de répéter « chuuut » pendant 30 minutes ? Probablement pas toi. Pas tous les jours en tout cas.

« La fusée du sommeil ». Oui, je suis un peu poète.

Heureusement, il y a le Baby Shusher. Tu le poses à côté du bébé, et il va chuuuuter sans répis pendant 15 ou 30 minutes, selon un rythme scientifiquement optimisé. Tu peux même régler le volume pour l’adapter au niveau de vocalise de ton enfant.

On va où comme ça ?

Il y a de très bonnes raisons d’automatiser telle ou telle tâche de soin infantile :

  • une sécurité optimale des bébés
  • un meilleur sommeil des enfants, clef dans leur développement
  • des parents moins stressés, donc un environnement d’éveil plus serein

Mais, si l’on va par là, n’allons-nous pas finir par confier nos nouveaux-nés à des machines chargées de les élever, de manière aseptisée et déshumanisée ? L’artiste Stuart Candy a matérialisé cette inquiétude dans une exposition présentant le Nurture Pod, un dispositif de soin des bébés en réalité virtuelle, comme si c’était un produit disponible à l’achat (moins cher que le SNOO d’ailleurs).

Ça te fait un peu rêver, ou carrément flipper ? Moi, j’y vois une piste (non aboutie) pour des activités d’éveil personnalisées et immersives. Mais, ça me donne quand même surtout envie d’aller faire un câlin à mes bébés.

Crédit photo : Stuart Candy